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Petit Lexique

Petit Lexique
 
 
 
Abstraction. Manière de peindre inventée au XX°S qui consiste à exécuter un tableau sans avoir besoin de représenter des objets reconnaissables. · Abstraction géométrique : forme d'expression artistique non figurative qui utilise des formes géométriques et des couleurs disposées en aplat dans un espace bidimensionnel. Réf : Piet Mondrian ; Auguste Herbin... · Abstraction lyrique : expression directe de l'émotion individuelle, non figurative. Réf : Wassily Kandinsky.
 
 
 
Abstrait. Qui repose sur les formes, les volumes et les effets de surface et non sur l'aspect réaliste du sujet et qui utilise la matière, la ligne et la couleur pour elles-mêmes. · Se dit des artistes qui travaillent l'abstraction.
 
 
 
Académie. Compagnie d'artistes appartenant à une fondation privée ou nationale qui a pour but le plus souvent, de dispenser un enseignement. · Au XIX°siècle, ateliers publics où l'on s'exerce à la pratique d'un art. · Par extension, figure entière peinte ou dessinée d'après un modèle vivant et qui n'est pas destinée à s'intégrer dans la composition d'ensemble d'un tableau.
 
 
 
Allégorie. Image qui fait allusion à... personnification d'une idée, d'un concept.
 
 
 
Anamorphe. Déformation volontaire, par un procédé quelconque (optique, géométrique, etc.), d'un objet dont l'apparence réelle peut être restituée grâce à un miroir courbe ou à un changement de perspective.
 
 
 
Aplat. Surface, plage de couleur uniforme sans effet de dégradé, sans effet de profondeur.
 
 
 
Apparat. Voir Portrait.
 
 
 
Aquarelle. Technique des arts du dessin ; peinture dans laquelle les pigments sont délayés à l'eau ; elle se caractérise par sa transparence, le papier reste visible à travers les couleurs qui forment le voile.
 
 
 
Aquatinte. Procédé de gravure apparenté à l'eau-forte imitant le dessin en lavis. L'aquatinte date du XVIIIe siècle, époque à laquelle les artistes ont tenté de recréer, grâce à l'estampe, les effets qu'ils obtenaient avec l'aquarelle ou le lavis. Il s'agit d'un procédé comparable à l'eau-forte, mais dont le résultat est d'un aspect tout à fait différent. En effet, de grandes parties de la planche sont exposées à l'acide, afin de produire non pas des lignes, mais des surfaces pointillées. Dans ces surfaces, la planche est saupoudrée de résine, puis chauffée pour que celle-ci y adhère. Pour obtenir des zones plus sombres, l'artiste soumet plus longtemps les parties de la plaque à l'action de l'acide, qui y forme de petits trous destinés à retenir l'encre. L'aquatinte est une technique souvent difficile à maîtriser et s'emploie en général conjointement avec l'eau-forte et la pointe sèche.
 
 
 
Arabesque. Ornement peint ou sculpté inspiré de l'art musulman. · Dans le dessin : ligne courbe, souple et rapide caractéristique de l'œuvre de Matisse.
 
 
 
Attribut. Ornement peint ou sculpté inspiré de l'art musulman. Dans le dessin : ligne courbe, souple et rapide caractéristique de l'œuvre de Matisse.
 
 
 
Autoportrait. Figure d'un artiste par lui-même, nettement individualisée et désignée par une inscription, une tradition... Peinture ou sculpture.
 
 
 
Barbotine. Pâte d'argile délayée employée pour fixer des ajouts rapportés sur des pièces en argile.
 
 
 
Bas-relief . Voir Relief.
 
 
 
Cadrage. Pour le photographe et le peintre : les limites de l'espace choisi dans le sujet, qu'il faut déterminer à chaque image.
 
 
 
Cadrer. Choisir les limites de l'espace dans le sujet, qu'il faut déterminer à chaque image -pour le photographe et le peintre.
 
 
 
Calligraphie. Art qui consiste à représenter les différents caractères d'une écriture dans une forme élaborée afin de produire un effet esthétique ; c'est l'expression artistique d'une écriture cursive. Elle recouvre des caractéristiques différentes selon les cultures ; elle est avant tout basée sur le travail du trait ; réalisée le plus souvent à l'encre et appliquée au pinceau, à la plume ou au calame (roseau taillé). L'effet décoratif peut être obtenu par des variations d'épaisseur de la ligne (pleins et déliés), un jeu sur l'inclinaison des caractères, un ajout de motifs décoratifs (lettrines) ou une stylisation des lettres.
 
 
 
Camaïeu. Monochrome, harmonie de tons plus foncés ou plus clairs d'une couleur (mélangée à du blanc).
 
 
 
Camera Oscura. Terme italien : appareil d'optique. · D'abord utilisée à des fins d'observation astronomique, la "chambre noire?" ou camera obscura, telle qu'elle apparaît dans les écrits d'Aristote, se présentait sous la forme rudimentaire d'une pièce plongée dans l'obscurité dont l'une des parois, munie d'un orifice, permettait à la lumière d'entrer et de former, sur la paroi opposée, l'image inversée d'une éclipse solaire. Au XVIe siècle, on conseillera l'ajout d'une lentille afin d'obtenir une image de meilleure qualité.
 
 
 
Chef-d'oeuvre (voir œuvre)· Résultat d'une activité artistique, d'une qualité exceptionnelle .
 
 
 
Chromatique. Du grec khrôma qui désigne la couleur ; qui appartient à la couleur : gamme chromatique.
 
 
 
Clair/Obscur.
 
Collagraphe. Technique qui consiste à réaliser une matrice à partir de la mise en place de matériaux variés ; tissus, papiers peints, papiers adhésifs, ficelle….. Cette matrice est "imperméabilisée" à l'aide de plusieurs couches de colle cellulosique puis encrée et imprimée. Les reliefs de chaque matériaux apparaissent sur l'estampe.
 
 
 
Coloris. De l'italien colorito : nuance délicate et agréable de la couleur ; art de colorier :"apprendre le coloris" ; effet qui résulte du mélange et de l'emploi des couleurs ; éclat du style.
 
 
 
Complémentaires. Voir Contraste et Couleur.
 
 
 
Composition. Du latin composito : Fait de mettre ensemble des dispositions, agencement des formes, des couleurs, des valeurs...
 
 
 
Contraste. De couleur : Johannes Itten in "L'art de la couleur" définit les sept contrastes de couleur : o contraste de couleur en soi. o contraste clair-obscur : utilisation de contrastes de lumière ; équilibre entre lumière et ombre pour créer un effet de modelé, l'illusion du volume. o contraste chaud-froid. o contraste de complémentaires : deux couleurs complémentaires sont deux couleurs pigmentaires : une couleur primaire et une secondaire (mélange des deux autres primaires) opposées sur le cercle chromatique, dont le mélange donne un gris noir de ton neutre ; leur rapprochement avive leur luminosité. o - contraste simultané : phénomène qui fait que pour une couleur donnée, notre œil, exige en même temps (simultanément) la couleur complémentaire et la produit lui-même. o - contraste de qualité. o - contraste de quantité. · De valeur : contraste clair-obscur.
 
 
 
Contre-plongée. Prise de vue de bas en haut : le spectateur est en position de dominé, de dépendance.
 
 
 
Couleur. Sensations que produisent sur l'œil les radiations de la lumière telles qu'elles sont absorbées ou réfléchies par les corps.- couleurs primaires : couleurs que l'on ne peut pas obtenir par mélange : le jaune citron, le bleu cyan et le rouge magenta. Leur mélange permet d'obtenir toutes les couleurs saturées du spectre visible.- Couleurs binaires ou secondaires : couleurs obtenues par le mélange en proportions égales de deux primaires : en mélangeant du magenta et du jaune, on produit de l'orangé, complémentaire du bleu cyan ; avec du magenta et du cyan, on obtient le violet ; avec le jaune et le cyan, on prépare le vert.- Couleurs complémentaires : une couleur obtenue par le mélange de deux primaires est complémentaire de la troisième : rouge + jaune = orange complémentaire du bleu ; bleu + rouge = violet complémentaire du jaune ; bleu + jaune = vert complémentaire du rouge ; leur rapprochement rouge contre vert avive leur luminosité. On ajoute le blanc et le noir pour obtenir tous les tons du spectre visible.- couleur dominante : que l'on remarque pour l'importance de sa surface ou de son intensité, crée un climat et donne le "ton".- couleur saturée : nuance du cercle chromatique à son maximum d'intensité (sans altération).- couleur rabattue : couleur à laquelle on a ajouté du noir.- couleur lavée ou dégradée : couleur à laquelle on a ajouté du blanc.- couleur rompue : couleur obtenue par le mélange de deux complémentaires.
 
 
 
Cubisme, cubiste (Artiste). Courant artistique dont l'apparition et le développement en France à partir de 1907 détermine une révolution esthétique sur laquelle se fondent un grand nombre des nouvelles formes de peinture et de sculpture qui voient le jour au XXe siècle. Sous l'influence de Cézanne, associée à l'exemple des arts primitifs, certains peintres - et plus spécifiquement Picasso et Braque - s'engage, dans une simplification de la représentation qui les conduit à privilégier l'étude des volumes et des cadres structurels de la forme.
 
 
Dégradé· Affaiblissement progressif de l'intensité lumineuse d'une couleur ; le dégradé fait passer une couleur par tous les degrés de valeur, succession ordonnée de tons.
 
 
Diptyque. Oeuvre d'art composée et organisée en deux, trois ou plusieurs panneaux fixes ou mobiles ; triptyque, polyptyque.
 
 
Dominante.  Voir Couleur.
 
 
Donateur. Personne qui fait don à une église, à une abbaye... d'un tableau votif sur lequel elle est représentée seule ou avec sa famille, et le plus souvent de son Saint-Patron ; c'est une des premières sortes de portrait dans les peintures du Moyen-Âge.
 
 
Eau-Forte. Estampe obtenue en enduisant une plaque de métal d'un vernis résistant à l'acide. L'artiste trace son dessin sur la plaque à l'aide d'une pointe très fine, ôtant ainsi la couche protectrice de vernis. L'étape suivante consiste à immerger la plaque dans un bain d'acide qui ronge le métal aux endroits dénudés ; la profondeur du trait et, par conséquent, sa densité sur l'impression obtenue résultent de la durée d'immersion de la planche dans l'acide.
 
 
Ebauche. Premier tracé, première couche de peinture d'un tableau; un tableau à l'état d'ébauche : lorsque la conception d'ensemble est indiquée sur le support définitif ; l'ébauche dépend souvent du tempérament de l'artiste.
Echelle des plans. Voir Plan.
 
 
Empâtement. Manière de peindre par opposition au glacis qui donne de l'épaisseur à la couche Picturale. Superposition de couches de couleurs ou de matière, soit pour créer un rehaut ou un effet de matière, soit pour intensifier les valeurs.
 
 
Empreinte. Toute forme enduite de matière colorante, imprimée sur un support, laisse une empreinte : technique de peinture utilisée essentiellement au XX°s.
 
 
Espace. En bidimensionnel, dans le plan, ces notions et / ou procédés sont à considérer : le cadrage; le point de vue; le double : miroir... la profondeur; l'étagement des plans; l'échelle; les proportions ; la frontalité (pas de profondeur); le rabattement; la perspective atmosphérique : le flou, le bleuté du fond ; la perspective linéaire : lignes et point(s) de fuite. · En tridimensionnel, en volume : soit par plans, soit par masses ; ces notions sont à considérer : la légèreté / Le poids ; l'équilibre / le déséquilibre ; le vide / Le plein ; la ligne / la masse...
 
 
Esquisse peinte. Projet peint, exécuté dans une facture libre, souvent dans une échelle inférieure à celle du tableau et qui donne les indications générales pour la composition.
 
Estampe. De l'italien stampa : figure gravée ; image imprimée au moyen d'une planche gravée ou dessinée sur un quelconque support : métal, bois, pierre lithographique.
 
Estompe. Petite tige de papier ou de coton roulé, utilisée pour étendre le crayon ou le pastel sur un dessin.
Etagement des plans· Voir Plan.
 
 
Etude. Représentation plastique constituant un essai, un exercice.
 
 
Expressionnisme (Artiste) Expressionniste. Une des tendances majeures de l'art dans le premier quart du XX° siècle, qui toucha essentiellement les pays d'Europe du Nord, autant les arts plastiques que la musique, la littérature, le cinéma et le théâtre; l'expressionnisme, esthétique du paroxysme, se manifeste par le besoin d'épanchement d'une subjectivité marquée par le sentiment de la souffrance et du tragique ; ses moyens plastiques sont basés sur des déformations et des stylisations, une gamme colorée qui recherchent un maximum d'intensité expressive.
 
 
Fauve, Fauvisme.
 
 
Figuratif. Qui représente la forme des "objets" opposé à abstrait. · Art qui s'attache à des degrés divers, à donner une représentation analogique du monde visible.
 
 
Figuration.
 
 
Figure. Se dit d'un "dessin" représentant quelque chose et spécialement d'une représentation humaine.. · Forme identifiable, autonome, qui peut être analogique, ressemblante à un objet ou à un corps concret ; représenté en peinture, la figure s'oppose au fond quand elle est un motif isolé ; les "modernes" ont élargi le sens de ce mot ; l'idée de figure ne se limite pas à la seule représentation de la réalité.NB : on parle aussi parfois de figure pour une forme géométrique.

 

Fin.

 

Fond. Voir forme.

 

Fondu. Manière dont les couleurs juxtaposées se mêlent et se confondent en diminuant progressivement d'intensité.

 

Format. Dimensions des livres, des photographies, des papiers, des cadres... · Il existe une échelle fixe normalisée pour classer les châssis, les cadres... · Les filigranes, en creux dans le papier ont donné leurs noms à certains formats de papier : o grand-aigle : 0,74 x 1,05 m o petit-aigle : 0,60 x 0,94 m o raisin : 0,50 x 0,64 m o carré : 0,45 x 0,56 m o écu : 0,40 x 0,51 m.

 

Forme· Manière dont une chose est présentée ou traitée en opposition à ce qui en fait le fond. · Gestaltthéorie : selon les lois de la structuration perceptive : tout champ perceptif se différencie en un fond et une forme ; l'analyse descriptive d'un champ structuré permet de dégager les lois suivantes : o la forme est nettement distincte du fond. o La forme est close et structurée (c'est à elle que le contour semble appartenir). · L'émergence de la forme dépend : o des caractères objectifs de structuration : relations géométriques, relations de contrastes. o des facteurs subjectifs : fixation, attention... · La forme ou la figure résiste mieux au changement que le fond. · Le fond possède toutes les caractéristiques inverses de la figure. · La partie du champ qui est vue comme forme est celle qui est délimitée phénoménalement par un contour précis et retient l'attention; on la qualifie de forme, non en raison de sa disposition mais parce que sa différenciation perceptive est élevée. · Ces notions et / ou procédés sont à considérer : o la silhouette o le contour o les lignes internes de construction : obliques, horizontales / verticales, courbes... o Les rythmes : les algorithmes, alternances, modules, séries... o Les échos, les rimes plastiques (reprise d'une forme, d'une tache, d'une ligne, d'une valeur, d'une matière.... en plusieurs lieux de l'œuvre); dedans / dehors. devant / derrière. dessus / dessous, haut / bas, envers / endroit... o La prépondérance des lignes par rapport aux taches ou inversement et leurs places respectives; les tracés : leur type : pictural ou graphique; les graphismes, écritures, typographies, tags, graffitis... intéressent aussi la notion de forme.

 

Frontal, Frontalement.  Voir Espace

 

Frottage on dit aussi Frottis. Procédé de dessin réalisée par le frottement d'un outil/médium (mine de plomb, fusain par exemple) sur un papier fin posé sur un support "granuleux" ou à relief... et qui relève une "trace". Réf : Max Ernst, peintre surréaliste, en est l'inventeur en 1925 .

 

Gabarit. Forme type.

 

Gamme. Se dit de couleurs rangées en nuances successives.

 

Gaufrage. Technique d'impression à sec . De petits objets ou des matériaux ayant une faible épaisseur (carton , bois fin …) sont placés sur un support qui reçoit une feuille de papier chiffon humide. L'impression à la presse taille-douce donne un rendu en creux

 

Générique. Qui appartient au genre, à tout un genre.

 

Glacis. Couche de peinture ou de vernis légère et transparente ; très fluide. Il intervient en couches minces et uniformes pour modifier la coloration et l'aspect des fonds sur lesquels il est appliqué ; c'est,par excellence, un des procédés de peinture à l'huile.

 

Graphisme. Dans le vocabulaire des arts du dessin : manière de rendre les contours par des traces linéaires et / ou pointillistes, laissées par un outil scripteur, par opposition au recours au modelé, à l'empâtement, aux hachures.

 

Gravure. Les techniques de l'estampe. Il existe différents procédés de gravure : le procédé en relief, ou taille d'épargne, le procédé en creux, ou taille-douce, et le procédé ajouré, comme la sérigraphie. · Gravure au burin : technique apparue au XVIII° siècle, utilisée dans l'illustration; à l'aide d'un burin, l'artiste creuse une image sur un bloc taillé, en bois debout, perpendiculairement au fil du bois; le buis, bois dur, permet de créer des images aux tracés fins et détaillés. · Gravure sur bois : ou xylogravure, gravure en relief ; l'artiste utilise généralement le bois ; il faut distinguer o le bois gravé -bois de fil- où la planche est taillée parallèlement au fil du bois. o de la gravure sur bois -bois debout- où la planche est taillée perpendiculairement.

 

Grisaille. Peinture monochrome en camaïeu de gris, qui donne l'illusion d'un relief sculpté.

 
 
Haut relief. Voir relief
 
 
 
Hors-champ. A l'extérieur, au delà, hors-cadre, utilisé souvent en photographie, au cinéma.
 
 
Hyperréalisme, Hyperréaliste. Tendance apparue à la fin des années 60 aux États -Unis, visant à la reproduction de la réalité avec la même exactitude et la même objectivité que la photographie, qu"elle prend pour modèle et dont elle applique les codes. Réf : portraits de Chuck Close aux USA et de Schlosser en France.
 
 
Impression, Impressionnisme, Impressionniste· Voir Couleur.
 
 
Intensité. Voir Couleur

 

Japonisme· Terme apparu au XIXème siècle désigner la mode des objets d'art et des estampes japonaises découvertes par le grand public aux Expositions universelles dès 1867. Réf : Hiroshige, Hokusaï et Utamaro.Cet art joue un rôle majeur dans l'évolution de la peinture au XIXéme siècle et dans l'évolution de l'Art nouveau. Réf : Edgar Degas, Théodore Rousseau, Edouard Manet, James Tissot, Claude Monet puis, Paul Gauguin, Émile Bernard, Vincent Van Gogh, Toulouse-Lautrec et Pablo Picasso...

 

Lavis· Technique qui consiste à rehausser un dessin par étalement d'encre de chine ou d'une substance colorée largement additionnée d'eau ; technique proche de l'aquarelle, en usage en Extrême-Orient depuis le Xème siècle.

 

 

Ligne de fuite· voir Perspective

 

Lumière· En contraste de valeurs : clair/foncé. noir/blanc. Voir clair/obscur. · En passage : la gamme des tons (Valeurs : ordre d'une couleur du clair au foncé). · Ces procédés et/ou notions intéressent le problème de la lumière : o le clair - obscur o le vide / le plein o les reflets, les brillances o les effets optiques o la transparence o le flou o le modelé o les plis et drapés o les ombres propres et/ou portées.

Luminosité.

 

Lithographie, Lithogravure.
 

Matière· Sensations que produisent sur l'œil les stratégies d'utilisation des matériaux et des outils par analogie au sens du toucher ; la matière d'une œuvre picturale dépend de la malléabilité, plasticité, onctuosité, fluidité du médium utilisé et de la touche du peintre. · "Tout ce qui, à l'œil, donne l'impression du toucher" : o due à la touche de l'artiste, à la facture : au geste par rapport à l'outil. o due à la texture, à la tactilité des matériaux, à leur transformation. o due aux médiums et au support : la trace laissée par rapport au support... o due à l'illusion des matières réelles : en dessin, peinture, sculpture. o en contraste : brillant / mat, lisse / rugueux... ou en passage.

 
Maroufler. Recouvrir et coller une toile sur un panneau et l'enduire d'apprêt.
 

 

Médium. Matière colorante déposée sur un support (gouache, encre, acrylique...) à l'aide d'outils divers, par extension un papier collé est considéré comme medium.. substance intermédiaire entre le liant et le diluant : tout liquide servant à détremper les couleurs.

 

Mélange optique. Abandon du mélange des couleurs sur la palette pour l'emploi des tons purs qui, juxtaposés en petites touches, se mêlent optiquement dans la perception visuelle du spectateur. Voir l'impressionnisme.
 
 
Métaphore. Image par laquelle on assimile un objet à un autre (ou à un être) sans avoir recours à un terme de liaison ; à ne pas confondre avec la comparaison. Exemples : "un tigre" pour un homme féroce, "une vie orageuse"...
 
 
Métonymie. Figure qui consiste à remplacer un mot par un autre, ces deux mots désignant des réalités liées par un rapport logique, le tout par la partie. Exemples : "boire un verre", " une voile sur la mer".
 
 
Mise au carreau.
 
 
Modelé· Procédé classique d'imitation qui consiste à imiter les trois dimensions sur une surface plane en utilisant les contrastes de valeur (hachures et/ou dégradés).
 
Monochrome. Peinture d'une seule couleur ; pratique picturale du XXème siècle. Réf : Malévitch précurseur en 1915 avec "Carré noir sur fond blanc", puis "Carré blanc sur fond blanc" en 1918, puis Yves Klein en 1947; Robert Ryman.
 
 
Monotype. Procédé de gravure qui ne permet de tirer qu'un exemplaire à partir d'une planche ; l'artiste compose un dessin à la peinture à l'huile, à l'aquarelle, ou à l'encre typographique, sur une surface lisse (du verre) ; puis on applique une feuille de papier contre la planche et limage est transférée par frottement ou au moyen d'une presse à eau-forte.
 
 
 
Nabis Artiste. Groupe de peintres français de la seconde génération symboliste, qui exposa au cours des dix dernières années du XIX° siècle ; de l'hébreu navi : prophète ou voyant, ce nom a été choisi pour définir l'attitude du groupe dont le souci était de retrouver le caractère sacré de la peinture ; influencé par les gravures japonaises sur bois, l'art populaire et primitif et la peinture symboliste française (Réf : Puvis de Chavannes et Odilon Redon).
 
 
Nabi. Prophète ou voyant, ce nom a été choisi pour définir l'attitude du groupe dont le souci était de retrouver le caractère sacré de la peinture ; influencé par les estampes japonaises - sur bois - l'art populaire et primitf de la peinture symboliste française. ref : Puvis de Chavannes, Odilon Redon.
 
 
Nombre-d'or. Principe d'harmonie universelle ; rapport entre la plus grande des deux parties et la plus petite égale au rapport entre le tout et la plus grande ; section dorée ; quotient du rapport = 1,618.
 
 
Notion. Idée qu'on a d'une chose qu'on ne peut ramener à autre chose, connaissance. On peut classer sous le terme de notions sémantiques "liées au sens", les idées dégagées par l'œuvre de l'artiste ou la réalisation de l'élève ;: ce sont des notions "discursives", de propos tenu, de sujet et/ou "de style" pour les distinguer des notions plastiques qui portent sur la "mise en forme".Notion de couleur, de matière, d'espace. Exemple : la notion d'intimité peut se traduire par la couleur, la forme, les lignes de construction...
 
 
Nuances. Variations fines d'une même couleur par mélange avec sa voisine sur le cercle chromatique ; employé à tort comme synonyme de ton ou de teinte.
 
 
Nuancier. Présentoir de coloris.
 
 
Odalisque· Esclave attachée au service des femmes du sultan dans l'empire ottoman.
 
 
Oeuvre. Une oeuvre (n.f) : chose fabriquée, résultat d'un travail. · Un oeuvre (n.m) : ensemble de l'ouvrage réalisé dans une même technique : l'œuvre gravé d'un artiste.
 
 
Ombres. Ombres propres : ombres définies par la lumière, sur le relief ou le volume même. · Ombres portées : Les dessins de la Renaissance fournissent d'excellents exemples du travail sur l'ombre portée et la lumière. Ils tentent de mettre en évidence le rapport des figures à l'espace qui les environne.
 
 
Opérations simples / Opérations plastiques· Procédés plastiques de composition ; combinaisons originales d'actions, de gestes, de médiums / outils / supports et/ou de matériaux, d'images, de représentations et d'idées... "mises en forme, en relation " : Exemples : isoler, reproduire, transformer, associer. · Pour isoler : l'artiste choisit un procédé : cadrer une partie, encadrer, choisir une matière, distinguer, mettre en évidence : par la lumière, par une ligne, dans un espace vide... · Pour ce faire il met en œuvre une action technique : cerner, dessiner un cadre, auréoler...Pour reproduire : il peut : figurer, imiter ou évoquer la réalité, s'inspirer d'une autre œuvre, la copier, multiplier, répéter une figure... · Pour ce faire il met en œuvre une action technique : photocopier, décalquer, coller...Pour associer : il peut : juxtaposer, superposer, imbriquer, entrelacer, enchevêtrer, condenser, confondre, fusionner, agglomérer, assortir, relier : par un geste, un regard, une ligne... ou opposer... · Pour ce faire il met en œuvre une action technique : coller, mélanger, insérer, envelopper... · Pour transformer : il peut : modeler un matériau, déformer un objet, changer la couleur, la matière d'une forme, changer d'échelle, pétrifier, simplifier, géométriser, exagérer... o Pour ce faire il met en œuvre une action technique : étirer, compresser, envelopper, masquer, fragmenter... · Réf : Compléments aux programmes et instructions du 13 mai 1985. Ministère de l'Éducation Nationale.
 
 
Orant· Personnage représenté en prière.
 
 
Orientalisme, Orientaliste Artiste· Goût des artistes -écrivains et peintres- des choses de l'Orient ; dès le XVIIème siècle, mais le XVIIIéme siècle voit naître la mode d'un Orient de rêve, renforcée par la campagne d'Égypte; elle se poursuit au XIXème siècle.
 
 
Outils· Tout objet -prolongeant la main- qui laisse une trace sur le support.
 
 
Passage· Transition ménagée, dans un tableau, entre deux tons (ombre et lumière) ou deux teintes ; nuance intermédiaire d'un ton à l'autre ; les passages permettent de relier les motifs d'un tableau qui, autrement, demeureraient juxtaposés.
 
 
Pendants. Deux tableaux faisant la paire et destinés à être disposés en symétrie.
 
 
Perspective. Du latin perspicere = voir clairement ; science géométrique qui se propose de construire les formes et de déterminer les proportions relatives des éléments composant un spectacle réel ou imaginaire considéré d'un point fixe; s'emploie d'une manière plus générale à propos de tous les procédés empiriques ou conventionnels en rapport avec le problème de transposition sur un plan, d'un espace en trois dimensions. · Linéaire : depuis la Renaissance italienne, les représentations occidentales sont structurées par un code, des procédés, permettant de fabriquer une image coïncidant avec celle de la vision naturelle ; des lignes de fuite -s'appuyant sur des "objets" représentés- convergent vers un axe ou vers un point (point de fuite : point de rencontre du rayon visuel principal avec la ligne d'horizon), alors il n'existe qu'un seul point de vue possible.Réf : Brunelleschi, Alberti, Léonard De Vinci. · Atmosphérique : suggestion de l'atmosphère dans le rendu des lointains : flou des objets éloignés et perte d'intensité des couleurs, utilisation des bleutés. Réf : Léonard De Vinci.
 
 
Photographie-Photomontage. Procédé utilisé par les Dadaïstes et les Surréalistes (R.Hausmann, M.Ernst, Jacques Prévert...) ; assemblage de photographies ou de fragments associant plusieurs sujets et reconstituant une figure.
 
 
Phylactère. Emplacement en "banderole" enroulée à ses extrémités, imitant souvent le parchemin, réservé, dans une image, aux inscriptions : textes, pensées, paroles... au Moyen-âge, la peinture chrétienne offre de nombreux exemples de leur utilisation.
 
 
Plan. Eloignements dans une scène réelle ou figurée en perspective plus ou moins grands où sont placés les personnages et les "objets". · Par extension, différents éloignements dans un paysage, une vue ; chacune des surfaces planes perpendiculaires à la direction du regard représentant les profondeurs o premier plan... o arrière-plan. · En photographie, cinéma, vidéo... prise de vue définie o par l'éloignement de l'objectif par rapport à la scène représentée o par le cadrage : gros plan (l'œil est rapproché de ce qu'il voit), plan américain (aux cuisses), plan italien (aux genoux), plan moyen (en pied), plan de grand ensemble ou panoramique... arrière-plan · Par extension : au cinéma : suite d'images enregistrées par la caméra en une seule fois. · En sculpture, plan du bas-relief, nom donné aux épaisseurs au moyen desquelles les objets représentés s'enlèvent sur le fond ou se distinguent les uns des autres. · Echelle des plans : indique le rapport entre une dimension et sa représentation ; grandeur des êtres ou des "objets" de l'espace représentés dans l'image par rapport à la taille de l'image. · Etagement des plans : indique la disposition des plans par rangs superposés.
 
 
Plongée. Point de vue en cinéma prise de vue, de haut en bas.Le spectateur est en position de domination, de pouvoir par rapport à la scène. (Voir aussi contre-plongée).
 
 
Point de fuite· voir Perspective.
 
 
Point de vue. Place occupée par le peintre, le photographe ou le cinéaste à partir de laquelle, a lieu la vision, -ou lieu de vision théorique- et d'où se structure l'espace ; lieu où est placé le spectateur. · Selon que le point de vue est frontal, en plongée ou contre-plongée, le point de vue détermine des significations différentes pour le spectateur.
 
 
Pointe sèche· Technique de gravure apparentée à la taille-douce. Le graveur trace son dessin à l'aide d'une pointe très dure sur une plaque de cuivre ou de zinc non traitée. Sur les bords du sillon, l'outil repousse de petites crêtes de métal moins dur, appelées " barbes ". On obtient une impression aux lignes denses et veloutées.
 
 
Polychromie. Etat de ce qui a diverses couleurs.
 
 
Polyptyque· Voir Dyptique
 
 
Portrait. Représentation picturale ou sculpture d'une personne, de son buste et de son visage (1538). Le mot est étendu à la ressemblance : image parfaitement ressemblante, réplique de quelqu'un (1635).Genre indépendant en peinture. · Portrait-charge : portrait satirique, caricature. · Portrait d'apparat : portrait solennel. · Portrait funéraire : · Portrait générique : qui appartient à un genre.
 
 
Pose, Posture· Employé couramment pour "attitude" avec une valeur voisine de position et de posture : prendre la pose, tenir la pose, garder la pose.
 
 
Prédelle· De l'italien prédella : escabeau, partie inférieure, soubassement d'un retable peint ou sculpté.
 
 
Prise de vue problématique· Mise en relation de problèmes les uns avec les autres.
 
 
Procédé· Méthode pour parvenir à un effet, à un résultat.
 
 
Procédure. Suite décidée des actions -dans une technique- avec ses passages obligés pour arriver à la solution.
 
 
Processus· Suite ordonnée de procédés où il doit y avoir adéquation entre technique, procédés et contenu. La réponse ou la résistance des matériaux, les effets dus au hasard, des idées nouvelles nées de la forme en cours, peuvent modifier le cours du processus.
 
 
Profondeur· L'illusion de la profondeur d'un espace, peut se traduire par l'étagement vertical des plans : en bas, le plus proche, en haut, le plus éloigné ; ou par superpositions : un dessin en couvre un autre, celui du dessus est plus proche (peintures primitives), par des vides entre les figures (peinture japonaise)... la mise en perspective est un des systèmes qui suggère la profondeur. · Profondeur de champ : en photographie et en cinéma, la zone de netteté située à l'avant et à l'arrière du point précis de l'espace sur lequel on effectue la mise au point ; en peinture classique, la netteté est en général optimale, du plus près au plus loin.
 
 
Proportion· Rapport de grandeur entre les parties d'une chose, entre les parties et le tout.
 
 
Pyrogravure. Procédé de gravure à l'aide d'une pointe chauffée au rouge.
 
 
Rabattement· Mouvement de rotation par lequel on applique un plan sur un des plans de projection.
 
 
Rabattu· Voir Couleur.
 
 
Raisin· Voir Format.
 
 
Réalisme, Réaliste (Artiste). Conception de l'art, du cinéma, de la littérature selon laquelle l'artiste ne cherche pas à idéaliser le réel ou à en donner une image épurée.
 
 
Rehaut. Hachures claires destinées à accuser les lumières ; rehaut à la pierre blanche.
 
 
Relief. Ouvrage de sculpture relevé en bosse. o Haut-relief ou relief entier : de toute l'épaisseur de l'objet sculpté. o Demi-relief : de la demi-épaisseur o Bas-relief : moins de la demi-épaisseur. · Aspect d'une image organisée en plans et restituant l'impression de profondeur, de perspective; cette impression elle-même. · Apparence plus vive que certaines choses reçoivent de l'opposition et du voisinage de quelques autres (couleurs).
 
 
Retable. Partie postérieure haute décorée d'un autel ; voir Diptyque.
 
 
Retrait.
 
 
Rimes plastiques. Jeu répétitif de lignes ou de couleurs... comme en écho.
 
 
Ronde-bosse· Ouvrage de sculpture en relief autour duquel on peut tourner.
 
 
Saturation, Saturé. Voir Couleur.
 
 
Série/Sérigraphie. Procédé d'impression à plat qui s'apparente à la technique du pochoir; l'artiste compose un motif sur un écran (à l'origine en soie) à l'aide d'un masque constitué par un pochoir ou de la colle éventuellement mélangée à un solvant ; on place une feuille de papier sous l'écran, puis on étale l'encre sur toute la surface de celui-ci avec une raclette ; lorsque la raclette passe sur les parties non masquées, l'encre traverse l'écran et se dépose sur le papier placé dessous, selon la forme du dessin. On se sert aujourd'hui, également de procédés photochimiques.Style· Manière particulière à un artiste, une époque.
 
 
Subjectile.Voir Support.
 
 
Support· Tout plan ou tout matériau qui soutient la couche picturale ou qui peut être investi plastiquement.